Samedi 7 novembre 2026Communiqué publicitaire
Patience Numérique

Publicité · Vie numérique

Nul en informatique ? Un ingénieur isérois a créé l’assistant qui regarde votre écran et vous dit où cliquer

Une fenêtre qui ne veut pas partir, des photos introuvables, un mail qui paraît louche. Plutôt que de rappeler vos enfants ou de payer un dépanneur, vous le dites à voix haute : l’assistant regarde votre écran et vous guide, clic par clic.

Par Patience Numérique · 7 octobre 2026 · 4 min de lecture

« Je n’ose plus les déranger »

Vous connaissez sans doute la scène. Quelque chose bloque sur l’ordinateur. Vous hésitez à appeler votre fils ou votre fille : la dernière fois, il a fallu un long moment au téléphone pour décrire un bouton qu’il ne voyait pas.

Alors vous attendez le week-end. Ou vous laissez tomber. Le dépanneur ? Comptez 40 à 50 € de l’heure, et c’est lui qui clique : la fois suivante, vous en êtes au même point.

Le problème vient rarement de vous. Il vient d’une chose toute simple : au moment où ça bloque, personne ne voit votre écran.

L’idée d’un fils, pour son propre père

C’est en essayant de dépanner son père au téléphone qu’un ingénieur isérois a eu l’idée. Au bout du fil, il devinait. Le week-end, il lui prenait la souris des mains. Son père, lui, n’osait plus appeler.

Il a donc construit un assistant qui fait ce que le téléphone ne permet pas : regarder l’écran au moment où ça coince, et laisser la personne cliquer elle-même. Son père s’en sert seul depuis avril.

Comment ça marche

  1. Vous ouvrez l’assistant d’un double-clic, depuis votre bureau.
  2. Vous l’autorisez d’un clic à voir votre écran.
  3. Vous dites ce qui se passe, avec vos mots.
  4. Il vous répond à voix haute, une étape à la fois. C’est vous qui cliquez.

Inutile de connaître le nom des menus ou de savoir décrire ce que vous voyez : il le voit.

L’écran de l’assistant Patience Numérique pendant une conversation : une pastille, la phrase « Je vous écoute », la jauge du micro et le bouton « J’ai fini, merci »
L’écran de l’assistant pendant une conversation : vous parlez, il vous répond à voix haute.

Ce que ça change, concrètement

Vous voulez… L’assistant…
envoyer des photos à la famille vous dit où elles sont, puis comment les joindre au mail
fermer une fenêtre qui bloque tout vous dit sur quoi cliquer
savoir si un mail est une arnaque vous dit ce qui lui paraît suspect, avant que vous cliquiez
retrouver Facebook en un clic vous guide pour l’épingler en bas de l’écran
refaire ce que vous avez appris hier vous le réexplique, autant de fois qu’il le faut

« Regarde mon écran et dis-moi »

C’est ainsi que le père de l’ingénieur commence presque toujours. Un jour : « Là, je suis perdu. Il faut que tu regardes mon écran. » Deux consignes plus tard : « Ah ! Le bouton droit. D’accord. »

Il l’a même sorti devant un proche, « pour montrer comme quoi c’était facile ». Et son fils résume : « Il m’appelle toujours. Maintenant, c’est pour prendre des nouvelles. »

Ni soupir, ni souris arrachée

C’est un assistant virtuel qui ne se lasse jamais. Vous pouvez poser dix fois la même question : il répond dix fois, sur le même ton. Il lui arrive de mal lire l’écran ; vous le lui dites, il reprend.

Et si c’était dangereux ?

L’assistant ne fait que parler. Il ne peut ni cliquer, ni ouvrir un fichier, ni entrer dans un compte. Il ne voit votre écran que pendant la conversation, et seulement si vous l’avez autorisé. Il ne demande jamais de mot de passe, de code reçu par SMS ni de numéro de carte, et il refuse de guider un virement ou un paiement.