Publicité · Communiqué de Patience Numérique

Mon père n’osait plus m’appeler pour son ordinateur

Au téléphone, il cherchait un bouton que je ne voyais pas. Le week-end, je lui prenais la souris des mains. Voici pourquoi j’ai arrêté de le dépanner comme ça, et ce que j’ai construit à la place.

Le récit du fondateur · 6 min de lecture

Ça commençait toujours pareil. Un soir, le téléphone sonne, c’est mon père.

— Dis, tu as deux minutes ? J’ai un truc sur l’ordinateur.

— Vas-y. Qu’est-ce que tu vois ?

— Une fenêtre. Avec un bouton.

— Qu’est-ce qui est écrit sur le bouton ?

— Je ne sais pas… Attends. Ah, elle est partie.

Il cherchait un bouton que je ne voyais pas. Moi, je devinais. Vingt minutes plus tard, on raccrochait, agacés tous les deux. Lui persuadé d’être « nul en informatique ». Moi un peu honteux de l’avoir été.

« Attends, donne, ça prend deux secondes »

Le week-end, quand je passais, c’était pire. Je m’asseyais à côté de lui, je lui prenais la souris des mains et je disais : « Attends, donne, ça prend deux secondes. »

Deux secondes pour moi. Pour lui, une heure de plus à se sentir bête, et la certitude qu’il ne saurait pas le refaire.

Alors il a arrêté de m’appeler. Il attendait que je passe. Ou il laissait tomber : les photos restaient sur le téléphone, le document n’était pas imprimé, le formulaire attendait.

Il n’en parlait pas. On n’avoue pas facilement qu’on bloque devant un écran.

Ce qu’on a essayé

Je lui ai envoyé des vidéos d’explication. Elles allaient trop vite, et surtout, elles montraient un autre écran que le sien : ses icônes n’étaient jamais au même endroit.

Je prenais parfois la main à distance sur son ordinateur. Ça réglait le problème du jour, mais c’était moi qui faisais. La fois suivante, il était au même point.

Le dépanneur, c’est pareil : il voit l’écran, mais il fait à votre place.

Au fond, à chaque fois, il manquait la même chose : quelqu’un qui voie son écran, au moment où ça coince, et qui le laisse cliquer lui-même.

Il n’était pas nul. Il était seul devant son écran.

C’est la phrase que je me répète encore. Au moment où ça bloquait, il n’y avait personne pour regarder avec lui, et personne pour répéter une troisième fois sans soupirer.

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Alors j’ai construit un assistant virtuel qui voit l’écran

Je travaille dans l’informatique. J’ai construit pour lui un assistant virtuel qu’on appelle simplement à voix haute. C’est un programme, pas une personne au bout du fil. C’est justement pour ça qu’il ne se lasse pas.

Concrètement, quand une fenêtre bloque tout :

  1. Vous ouvrez l’assistant d’un double-clic, depuis le raccourci sur votre bureau.
  2. Vous dites ce qui se passe, avec vos mots : « Il y a une fenêtre qui ne veut pas partir. »
  3. Il regarde votre écran et vous répond à voix haute, une étape à la fois : « Vous voyez la petite croix, en haut à droite de la fenêtre ? Cliquez dessus. »
  4. C’est vous qui cliquez. Il vous dit si c’est bon. La fois suivante, vous savez faire.
L’écran de l’assistant Patience Numérique pendant une conversation : une pastille, la phrase « Je vous écoute », la jauge du micro et le bouton « J’ai fini, merci »
L’écran de l’assistant pendant une conversation : vous parlez, il vous répond à voix haute.

Et il répète. Dix fois la même question, dix fois la même réponse, avec le même calme.

Ce qui a changé pour nous deux

Il s’en sert depuis le printemps 2026, seul, quand il en a besoin, le soir comme le dimanche. Il n’attend plus mon passage pour faire ce qu’il a à faire.

Et nos coups de fil ont changé. Il m’appelle toujours, mais pour prendre des nouvelles.

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Et vous, ce soir ?

Une fenêtre qui refuse de se fermer. Les photos du week-end à envoyer à la famille, et vous ne savez plus où elles sont. Un mail qui vous paraît louche, et vous n’osez pas cliquer.

Vous le dites à voix haute. L’assistant regarde votre écran et vous guide. Vous n’avez attendu personne, et personne ne vous a pris la souris des mains.

« Et si c’était dangereux ? »

C’est la première question qu’il m’a posée, et il avait raison de la poser.

  • L’assistant ne fait que parler : il ne peut ni cliquer, ni ouvrir un fichier, ni se connecter à vos comptes.
  • Il ne voit votre écran que pendant que vous lui parlez, et seulement après que vous l’avez autorisé d’un clic. Avant de taper un mot de passe ou un code, vous arrêtez le partage.
  • Il ne demande jamais un mot de passe, un code reçu par SMS ou un numéro de carte.
  • Il refuse de guider un virement ou un paiement.
  • Si un mail vous paraît louche (faux colis, fausse amende, faux conseiller bancaire), il vous dit calmement ce qui lui semble suspect. Il ne repère pas tout, alors dans le doute, on ne clique pas.

Personne n’écoute vos conversations.

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Ce qu’il faut, et ce qu’il ne fait pas

Il faut un ordinateur Windows ou Mac, le micro de l’ordinateur, et Chrome ou Edge. Edge est déjà sur les ordinateurs Windows ; sur un Mac, la page vous aide à installer Chrome, une fois pour toutes.

Pas de tablette ni de téléphone pour l’instant, je préfère le dire tout de suite.

Si vous lisez ceci en pensant à votre père ou à votre mère : le compte se crée à son nom, avec son adresse email, depuis son ordinateur. Le plus simple est de le faire ensemble, ou de lui envoyer cette page.

Combien ça coûte

15 € par mois, sans engagement : on arrête depuis Mon compte, en quelques clics, sans appeler personne. Pour comparer, une heure de dépannage à domicile coûte autour de 40 à 50 €.

Vous pouvez l’essayer 14 jours sans carte bancaire, puis 15 € par mois si vous continuez : si l’assistant ne vous a pas servi, il n’y a rien à arrêter. Et si l’installation coince, un bouton « On vous rappelle » : une vraie personne vous rappelle et la fait avec vous.

Patience Numérique est un service français, édité en Isère. Qui est derrière, et nos conditions : mentions légales.

P.-S. Si vous avez pensé à quelqu’un en lisant ces lignes, envoyez-lui cette page.